Rapport de fin de journée. Poste 14, reçu.
Objet : deuxième séance d’essais libres, Mexico. Je n’y étais pas. Je l’ai lu le lendemain, à la table de la cuisine, à Stavelot, la farde du poste ouverte à la page des drapeaux rouges.
Observation. Une voiture veut en dépasser une autre. L’autre laisse sa voiture en place. Au virage suivant, la première laisse à son tour sa voiture en place. Contact. Une partie de carrosserie reste sur l’asphalte. Je ne désigne personne. Moi, je lève. Je ne juge pas.
Drapeau montré : rouge. Motif : débris sur la piste. Un morceau de carrosserie sur une trajectoire, ça ne se discute pas, ça se ramasse. Les commissaires de piste l’ont retiré. C’est tout ce que dit la source. Le reste, je le connais : c’est le métier.
Radio. Un des deux pilotes a réagi. Selon RacingNews365, il a dit : « Mec, il m’a juste foncé dessus. Il me fonce dessus chaque week-end ! » Je retranscris. Le point d’exclamation est de lui. La radio du poste n’en a pas.
Décision. La salle chauffée a noté l’incident. Il peut encore être examiné. Noté, c’est le premier mot de la procédure. Au poste, après noté, il y a le thermos, puis le sandwich, puis on voit. Je ne chronomètre pas les collègues.
Votre serviteur fait observer que « noté », dans la langue des commissaires sportifs, est un mot qui attend son deuxième paragraphe.
Suite. La séance a repris après l’interruption. Des essais libres. Rien n’y compte, sauf la carrosserie, qui comptait, puisqu’elle était par terre.
Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : RacingNews365.







