Mexico, essais libres. La deuxième séance, que l’on dit sans enjeu et que votre serviteur, qui a couvert ces séances-là depuis la salle de presse, puis depuis le canapé, n’a jamais prise à la légère, a tenu ses promesses d’une manière que personne n’avait inscrite au programme.
Les faits, de source sûre, c’est-à-dire la télévision, le son coupé pour ne pas être influencé. Le Néerlandais natif de Hasselt voulait dépasser le Néo-Zélandais de Racing Bulls. Celui-ci a laissé sa voiture en place, ce qui a d’abord frustré celui-là. Au virage suivant, le pilote Red Bull a laissé à son tour sa voiture en place. Les deux monoplaces se sont touchées, et une partie de la carrosserie du natif de Hasselt est restée sur l’asphalte, où les commissaires de piste sont allés la chercher.
Drapeau rouge, donc, pour débris. En essais libres. On a vu des courses moins remplies.
Le Néo-Zélandais a réagi par radio, et votre serviteur, qui traduit pour le canton, rapporte ses mots tels qu’ils nous sont parvenus : « Mec, il m’a juste foncé dessus. Il me fonce dessus chaque week-end ! » Le « mec », comme ils disent à la radio, n’a pas d’équivalent dans l’hebdomadaire de l’Est, qui aurait écrit « Monsieur ».
Les commissaires sportifs ont noté l’incident, qui peut encore être examiné. La séance a repris après l’interruption. Les voitures sont reparties tourner, comme si de rien n’était, ce qui est précisément la fonction des essais libres.
Eau Rouge, c’est le bas. Le Raidillon, c’est la montée. Mexico, je ne sais pas, je n’y ai pas de poste.
Reste la question que personne ne pose. Deux pilotes qui se disputent le même mètre en essais libres, au Mexique, sans un point à la clé : qu’en pensent-ils à Malmedy ? Ils attendent le document des commissaires sportifs, comme tout le monde, et le Raidillon, ce juge de paix, attend son tour.
Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : RacingNews365.




