Rapport de fin de journée. Grand Prix de Mexico, qualifications, Q1. Je n’y étais pas. Je l’ai lu le soir, à Stavelot, la farde ouverte sur la table de la cuisine.
Onze minutes au chronomètre. Une Aston Martin s’immobilise en pleine piste. Problème moteur. Drapeau rouge. Jusque-là, rien que je ne connaisse. Une voiture arrêtée, on signale, on attend, la direction de course décide. Moi, je lève. Je ne juge pas.
Ensuite, l’enquête. Infraction relevant de la sécurité générale. Le volant n’avait pas été remis en place sur l’AMR26 après l’arrêt. La salle chauffée a délibéré. Décision : une réprimande.
Je note la procédure. Une voiture en panne doit être rendue avec son volant. Comme un poste rendu avec sa chaise, son thermos et son drapeau roulé. Au poste 14, quand on part le dimanche soir, Jean-Luc vérifie que la chaise de camping est repliée. Trente ans qu’il vérifie. Personne ne lui a jamais donné de réprimande. Personne ne lui a jamais donné de merci non plus. Il dit que c’est la même chose, dans l’autre sens.
Classement de la voiture concernée : 18e. L’autre Aston Martin : 20e et dernière. Le pilote a déclaré que l’équipe allait examiner ce qui s’était passé, et qu’avec les difficultés de refroidissement, la course s’annonçait compliquée. Je n’ai pas d’avis sur le refroidissement. Au poste, le refroidissement, c’est le mois d’octobre.
Votre serviteur, qui a vu tant de monoplaces rendre l’âme depuis le canapé, n’avait jamais songé au volant. Nous y reviendrons.
Poste 14, reçu. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.






