J’ai lu la décision des commissaires deux fois. Alonso s’arrête en pleine piste en Q1 à Mexico, problème moteur, il reste onze minutes, drapeau rouge. Et ensuite une réprimande, pour une infraction de sécurité générale : il n’avait pas remis le volant en place sur son AMR26.
Le volant. Je l’ai cherché dans mon setup. Dans le sim, quand la voiture s’arrête, tu appuies sur réinitialiser, tu es aux stands, et le volant est toujours sur la colonne, vu qu’il est vissé au cockpit de ma chambre. Je n’avais jamais pensé qu’on pouvait l’oublier. Chez moi, si je l’enlève, c’est pour passer au lit.
Alors j’ai simulé. Voiture arrêtée, ceinture, volant à remettre, sortie. J’ai refait la manœuvre ce matin, chronomètre de mon GSM : neuf secondes de plus avec le volant remis. Neuf secondes, en Q1, c’est énorme. Sauf qu’il n’y avait plus de Q1, il y avait un drapeau rouge. Variable non modélisée.
Le reste, c’est de la physique. Alonso dit que la voiture se comportait bien et qu’ils semblaient dans la lutte pour une place en Q2. Il parle aussi des difficultés de refroidissement pour la course. Stroll, 20e, dit que l’équilibre posait problème tout le week-end, avec beaucoup de problèmes de frein moteur. Ça, je peux le régler dans un menu. Eux, ils vont examiner ce qui s’est passé. Moi, j’ai déjà rouvert le fichier de setup.
Un volant remis, c’est une voiture qu’on peut déplacer. Au poste, on aime ce qui se déplace. Rien d’autre à signaler.
Je garde mes neuf secondes. Je vais ajouter une touche « remettre le volant » à mon tableau de bord. Le poste de pilote de simulateur existe, j’ai vérifié. Celui d’ingénieur procédure, je vérifie demain. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.



