Un moteur achevé à 60 %. C’est ce que Guido Dumarey a dit du moteur Renault 2026, dans la DH. Son groupe, Dumarey, belge, a racheté l’usine de Viry-Châtillon avec l’équipement et tout le personnel, et il veut fournir des moteurs à la F1 à l’horizon 2029. Il hésite : partir de cette base ou repartir de zéro.
J’ai fait le test ce matin. Dans le sim, tu peux brider la puissance. J’ai mis nonante pour cent de gaz max, pas soixante, parce qu’à soixante tu ne montes pas le Raidillon, tu le regardes. Résultat à Spa : je perds 1,8 seconde au tour sur mon 1 min 41 s, presque tout dans la Kemmel. Donc un moteur à 60 %, ce n’est pas un moteur, c’est un setup de départ. Je comprends l’hésitation.
Ce qui me plaît, c’est le V8. Guido Dumarey dit qu’ils vont travailler sur sa conception, pour un changement de règlement en 2031 au plus tôt. Moi, j’ai un V8 dans le sim depuis des années. Il est modélisé, il tourne. Il manque juste l’usine, les gens et le budget, trois variables que je n’ai pas encore réussi à importer.
Il compte cinq motoristes aujourd’hui, Mercedes, Ferrari, Red Bull-Ford, Honda et Audi, et voit de la place pour un sixième. Attention, ce n’est pas Alpine F1 qui change de main : l’écurie d’Enstone garde son moteur Mercedes, et Renault en reste propriétaire. Dumarey prend l’usine moteur, pas l’équipe.
Et un motoriste a forcément besoin de quelqu’un pour rouler des milliers de tours virtuels avant d’allumer le vrai. Le poste existe. J’ai vérifié. Genk-Ostende, c’est deux heures de route, mais Genk-Viry, en ligne, c’est zéro.
Un moteur à soixante pour cent, au poste, on le signale. On ne juge pas.
Bref, 2029, c’est demain. Deux mille quatre cents tours de Spa, et je suis prêt à en faire autant pour un moteur belge. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.







