Jeudi. Austin. Pas de drapeau, pas de tour. Une déclaration d’avant-course. Je l’ai lue lundi, au poste, comme d’habitude, avec le thermos.
Observation. Le pilote de la deuxième Red Bull a déclaré : « Je ne pense pas que nous ayons la voiture la plus rapide. » Puis, au sujet de son coéquipier : « Je pense que si vous mettiez Max dans la Ferrari, il aurait remporté la course avec une avance encore plus importante. C’est donc mon avis. »
Je note les éléments. À Singapour, la Red Bull a gagné avec sept secondes d’avance sur Charles Leclerc. En qualifications, la pole s’est jouée à cinq centièmes. Lewis Hamilton était troisième à douze centièmes, après avoir signé les meilleurs chronos de la Q1 et de la Q2. Le déclarant, lui, est parti de la voie des stands, groupe propulseur remplacé, et a terminé dixième. Un point.
Au poste 14, on connaît ce genre de déclaration. Jean-Luc, ma réserve, dit depuis trente ans que je lève le jaune plus vite que lui parce que j’ai la meilleure chaise. Il ne s’est jamais assis dessus pour vérifier. Moi, je lève. Je ne juge pas les chaises.
Le déclarant précise que la voiture « reste très difficile à piloter ». Il souhaite à Austin un week-end sans problème, après deux week-ends qu’il juge très frustrants. C’est une demande raisonnable. Au poste, on dit la même chose chaque matin à six heures, et il drache quand même.
Votre serviteur salue un jeune homme qui donne le mérite à son coéquipier et la voiture à l’adversaire. Le Raidillon aurait tranché.
Un avis, ce n’est pas un incident. Il n’y a rien à signaler à la direction de course. Un avis, c’est un avis. Poste 14, reçu. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.







