Hadjar l’a dit jeudi à Austin : « Je pense que si vous mettiez Max dans la Ferrari, il aurait remporté la course avec une avance encore plus importante. » C’est une hypothèse de sim, ça. Personne en vrai ne peut changer de voiture entre deux tours. Moi, si.
Alors j’ai chargé Singapour hier soir. Même tracé, même nuit, voiture rouge à la place de la bleue. Mêmes mains, les miennes. Je l’ai refait ce matin aussi, parce qu’un essai, c’est une anecdote.
Les faits d’abord. Pole de Verstappen pour cinq centièmes devant Leclerc, Hamilton à douze, alors que Hamilton avait fait les meilleurs chronos en Q1 et en Q2. Victoire avec sept secondes d’avance sur Leclerc. Hadjar dit que la Red Bull était dominante en Malaisie, pas à Singapour, et qu’elle « reste très difficile à piloter ».
Mon résultat : en rouge, je gagne deux dixièmes au tour dans le secteur lent. Ça va dans son sens. Sauf que dans mon sim, la voiture difficile à piloter n’existe pas : le setup, je le règle. En vrai, tu prends ce que l’usine t’envoie, et un groupe propulseur qui lâche, comme Hadjar, parti de la voie des stands et dixième à l’arrivée, un point quand même. Ça, c’est une variable non modélisée. Chez moi, quand le moteur lâche, je réinitialise.
Un point depuis la voie des stands, la structure appelle ça une remontée exemplaire.
Hadjar veut un week-end sans problème à Austin. Je lui souhaite le même que mes week-ends : pas de vent, pas de pénalité, pas de gens qui regardent. Donc Max en rouge irait plus vite. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.




