Un groupe industriel belge, apprend-on, a racheté l’usine de Viry-Châtillon, en Essonne, là où l’on fabriquait les moteurs Renault, et votre serviteur, qui a couvert le Grand Prix depuis la salle de presse, puis depuis la tribune, puis depuis le canapé, a dû relire deux fois le mot « belge ». De source sûre, c’est-à-dire la DH, le groupe s’appelle Dumarey, reprend le site, l’équipement et l’intégralité du personnel, et son patron, Guido Dumarey, né à Ostende en 1959, entend fournir la Formule 1 en moteurs à l’horizon 2029.
Il a compté, l’Ostendais. Cinq motoristes, a-t-il dit : Mercedes, Ferrari, Red Bull-Ford, Honda et Audi, « et je pense qu’il y a de la demande pour un sixième ». Le pays du plus beau circuit du monde, qui voit rarement un pilote sur la grille, aurait donc un moteur avant d’avoir un baquet. C’est une manière d’entrer par la porte du garage.
Précisons pour le canton : l’écurie Alpine, installée à Enstone, en Angleterre, ne change pas de main. Elle roule avec un moteur Mercedes et Renault en demeure propriétaire. Dumarey achète l’usine, pas l’équipe.
Le moteur Renault 2026, selon Guido Dumarey, était achevé à 60 %. On étudie à Viry s’il faut repartir de cette base ou d’une feuille blanche. On parle aussi d’un V8, pour un règlement attendu en 2031 au plus tôt. « Heureusement, les personnes clés à Viry sont toujours là », a-t-il dit. Votre serviteur ajoute, sans qu’on lui demande rien, que le Raidillon, ce juge de paix, attend tous les moteurs au même endroit !
Reste l’usine, qui travaille aussi en endurance avec Alpine et en rallye-raid avec Dacia, et pour laquelle Guido Dumarey dit chercher des constructeurs prêts à s’engager à long terme. Reste surtout la question que personne ne pose : qu’en pensent-ils à Malmedy ? Le Néerlandais natif de Hasselt, lui, roulera peut-être un jour derrière un moteur d’Ostende. Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




