Rapport de fin de journée. Poste 14. Lu le document, pas vu la séance : je n’ai pas la télévision au poste.
Observation. Qualifications, Q2, entrée du virage 5. Une voiture en tour de refroidissement sur la trajectoire de course. Une autre derrière, sur son dernier tour. La seconde abandonne son tour. Elle termine 14e. La première termine 11e.
Décision de la salle chauffée : « unnecessarily impeded ». Gêné sans nécessité. Puis, dans le même document, aucune sanction, pour « extraordinary mitigating circumstances ». J’ai relu deux fois. Le document a raison deux fois.
Explication donnée. Audi a dit aux commissaires que, selon le fournisseur officiel de chronométrage, la voiture de derrière avait déjà pris le drapeau à damier. L’information a été transmise au pilote par radio. Les données n’étaient pas totalement synchronisées. Elles se sont affichées correctement après un court laps de temps. Trop tard : la voiture était déjà derrière.
Les commissaires ajoutent que l’autre équipe, d’après les radios de son pilote, avait cru la même chose, sur les mêmes données. Deux murets, une seule erreur, recopiée proprement.
Au poste, j’ai refait la situation. Je suppose que la radio me dit « fin de séance ». Je range le drapeau bleu. Une voiture arrive quand même. Je n’ai pas menti, je n’ai pas vu, j’ai cru la radio. La radio dit « copy » quand elle a entendu. Elle ne dit rien quand elle s’est trompée. Alors je comprends le collège, cette fois. Je ne le dirai pas deux fois.
Votre serviteur salue un document qui accuse et absout dans le même paragraphe, comme la presse régionale d’autrefois.
La voiture partira 10e, parce qu’une autre, plus loin devant, a une pénalité de grille. Le chronomètre officiel n’a pas été pénalisé. Il n’a pas de numéro.
Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Race.





