Fenêtre de fonctionnement. C’est le seul mot de l’histoire qui m’intéresse, et c’est Toto Wolff qui l’a sorti. Selon lui, George Russell est en difficulté quand la voiture sort de sa fenêtre optimale, et « la voiture ne lui convient pas ».
Ça, je connais. Dans le sim, une voiture hors fenêtre, c’est des pneus trop froids, un arrière qui décroche à Pouhon, et toi qui corriges sans arrêt. Le pilote n’a pas désappris. Le setup est faux.
Helmut Marko, ancien conseiller de Red Bull, voit les choses autrement. Il a déclaré que « Russell n’est plus le pilote numéro un » et qu’il doute qu’il ait une nouvelle chance au titre. Wolff répond que Marko se trompe et que George n’est « pas une demi-seconde plus lent, ni trois dixièmes plus lent que Kimi ».
J’ai fait le test ce matin. Même voiture, deux setups : le mien, et un setup qui ne me convient pas, arrière nerveux. Même pilote, moi. Je perds quatre dixièmes au tour avec le mauvais. Je n’ai pas changé entre neuf heures et dix heures. La voiture, si.
Les chiffres réels, eux, sont ce qu’ils sont. Kimi Antonelli compte neuf victoires en 2026, Russell trois, dont Bakou. Antonelli a eu des pannes de fiabilité à Barcelone et à Silverstone, sinon ce serait plus. Après Austin, il lui faut deux points en cinq courses. Et Russell, qui devait finir au moins huitième si Kimi gagnait, a fini huitième. Pile. Ça, c’est de la gestion de delta.
Huitième quand on demande huitième. Au poste, on appelle ça respecter la consigne.
Norris, Hamilton et Verstappen se rapprochent au classement. Moi je dis qu’il faut rouvrir la fenêtre avant de juger le pilote. Le poste d’ingénieur simulateur existe, j’ai vérifié. Je peux leur envoyer mon setup. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.






