Rapport du poste 14. Lundi. Pas de course à Blanchimont. Le Grand Prix des États-Unis, je l’ai lu dans la presse, comme chaque lundi, avec le thermos sur la table de la cuisine.
Observation. Avant le départ à Austin, le deuxième du championnat savait une chose : si son coéquipier gagnait, il devait finir au minimum huitième pour garder la lutte ouverte jusqu’au Mexique. Il a terminé huitième. Précisément. Pas septième, pas neuvième. Le minimum, à la place près.
Au poste, on appelle ça respecter la consigne. On demande de ralentir sous double jaune, on ralentit. On ne demande pas d’en faire plus. Je trouve ça propre.
Situation au classement, selon le noyau que j’ai sous les yeux. Kimi Antonelli compte neuf victoires en 2026. George Russell en compte trois, dont l’Azerbaïdjan. Antonelli a besoin de deux points sur cinq courses. Russell garde un espoir mathématique. Lando Norris, Lewis Hamilton et Max Verstappen se sont rapprochés de lui.
Communication reçue d’une personne qui ne dirige plus rien au muret. Helmut Marko, ancien conseiller de Red Bull, a déclaré : « Je doute qu’il ait un jour une nouvelle chance de remporter le titre mondial ou qu’on lui accorde le statut de numéro un quelque part. » Noté. Au poste, un ancien commissaire qui passe le dimanche donne aussi son avis. On lui sert un café. On ne change pas le drapeau.
Réponse de la direction concernée. Toto Wolff : « Je pense qu’il se trompe sur George. » Selon lui, la voiture ne convient pas à son pilote quand elle sort de sa fenêtre de fonctionnement.
Deux Autrichiens qui se répondent par voie de presse, et pas un mot de Malmedy.
Bilan. Un pilote a fait exactement ce qu’on lui demandait. Deux messieurs ont parlé. Personne n’a levé de drapeau. Poste 14, reçu. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.



