Rapport de fin de journée. Poste 14. Lecture du lundi, comme toujours, puisque le poste n’a pas la télévision.
Départ. Ferrari fait partir ses deux voitures sur pneus tendres. La source parle d’une erreur d’appréciation : le circuit était encore trop humide pour les slicks. Je note. Je ne juge pas.
Premiers tours. La voiture de Lewis Hamilton recule dans le peloton. Charles Leclerc rentre aux stands. Lewis Hamilton, non.
Cinquième tour. Le muret appelle Hamilton pour des pneus intermédiaires. Il refuse. Selon Formule1.nl, il a répondu à la radio : « Non, prenons le pari maintenant. »
Observation. En trente ans, la direction de course m’a appelée environ quatre mille fois. J’ai répondu quatre mille fois « Poste 14, reçu ». Je n’ai jamais essayé l’autre réponse. Je ne savais pas qu’elle existait sur la fréquence. Je l’ai cherchée dans la farde ce matin, entre le règlement et le plan d’évacuation du sandwich. Elle n’y est pas.
Résultat. Podium, selon la source. Après la course, il a plaisanté : il n’irait pas au casino avec ces gars-là. Il a ajouté qu’il restait confiant envers Ferrari et qu’il était très fier de son équipe, mécaniciens, ingénieurs, catering. J’ai relevé le catering. Au poste, le catering, c’est moi, une jatte de café et le thermos.
Suite prévue. Une discussion constructive au sein de l’équipe, et peut-être une victoire la semaine prochaine à Singapour, a-t-il dit.
Josiane, si tu dis non à la radio une seule fois, je te promets de le refaire dans le sim pour voir ce que ça donne.
Réponse au collègue. Non. C’était un essai. Il a été concluant. Jean-Luc, ma réserve, était là. Il est rentré chez lui un peu inquiet.
Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Formule1.nl.







