Le Grand Prix de Bahreïn aura donc offert à votre serviteur, qui a couvert tant de courses depuis la salle de presse, puis depuis la tribune, puis depuis le canapé, une scène que l’on croyait réservée aux romans : un pilote qui dit non à son muret, et qui a raison, du moins si l’on en croit le résultat.
Reprenons. Ferrari avait choisi de faire partir ses deux monoplaces sur pneus tendres, alors que le circuit était encore trop humide pour les slicks ; la source parle d’erreur d’appréciation, et votre serviteur, homme de mesure, n’en dira pas davantage. Le Britannique a reculé dans le peloton. Le talentueux Monégasque, Charles Leclerc, est rentré aux stands. Le Britannique, lui, est resté dehors.
Au cinquième tour, l’équipe l’appelle pour des pneus intermédiaires. La réponse, rapportée en néerlandais par Formule1.nl, votre serviteur la traduit pour le canton, comme il se doit : « Non, prenons le pari maintenant. » Il y avait jadis des pilotes qui, faute de radio, ne pouvaient pas refuser. Celui-ci peut, et il l’a fait poliment. Une place sur le podium au bout, selon la source.
Après la course, l’intéressé a plaisanté : il n’irait pas au casino avec ces gars-là. Il s’est dit confiant envers Ferrari, très fier de ses mécaniciens, de ses ingénieurs et de son catering, et il annonce une « discussion constructive » en interne, formule que l’on traduit au canton par « on va en parler à table ».
Reste l’essentiel, de source sûre, c’est-à-dire le communiqué des propos : Lewis Hamilton pensait pouvoir se battre pour la victoire avec Max, le Néerlandais natif de Hasselt, et espère que cela viendra la semaine prochaine, à Singapour. Votre serviteur a déjà préparé le canapé.
Gérard, au poste, quand on m’appelle, je réponds « reçu ». Je ne parie rien.
Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : Formule1.nl.




