Ferrari part en slicks sur un circuit encore trop humide, selon Formule1.nl. Hamilton recule dans le peloton. Leclerc rentre. Au cinquième tour, le muret appelle Hamilton pour des intermédiaires et il répond, d’après la même source : « Non, prenons le pari maintenant. » Il finit sur le podium.
Je l’ai refait ce matin. Piste humide, slicks, départ au milieu du peloton, même plan. Tu sais ce que j’ai fait au cinquième tour ? Je suis rentré. Mon ingénieur, c’est une voix de synthèse que j’ai réglée moi-même, elle m’a dit box, j’ai dit oui. Je lui obéis toujours, je l’ai configurée.
Résultat : en restant dehors sur ma deuxième tentative, je perds onze secondes au tour avant de retrouver de l’adhérence, et je finis dans le mur virtuel avant même que la piste sèche. J’ai appuyé sur réinitialiser. Lui, il a tenu, et il a fini sur le podium.
Donc soit mon modèle d’humidité est faux, soit il y a une variable non modélisée. Je pense à l’instinct. Dans les menus, il n’y a pas de curseur instinct, j’ai vérifié deux fois. Il y a le vent, la température de piste, l’usure. Pas le gars qui sent que ça va sécher.
Après la course, il a plaisanté qu’il n’irait pas au casino avec ces gars-là, et il a dit être très fier de son équipe, mécaniciens, ingénieurs, catering. Moi, mon catering, c’est un paquet de biscuits posé sur le pédalier. Il pense aussi qu’une victoire est peut-être possible la semaine prochaine à Singapour. Je télécharge le circuit tantôt.
Nathan, la structure note que ton ingénieur t’obéit. C’est rare. Chez nous, c’est le pilote qui obéit, et le pilote est d’accord.
La prochaine fois que ma voix de synthèse dit box, je refuse. Pour voir. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Formule1.nl.




