Le document des commissaires sportifs est arrivé au poste 14 par le GSM de Jean-Luc, la réserve. Josiane l’a lu deux fois, debout, le thermos à la main. Elle en a retenu une phrase et l’a recopiée au bic dans la farde, entre le règlement et la liste des numéros de radio.
La phrase, la voici, telle que l’ont écrite les commissaires : « Un drapeau jaune agité constitue une instruction à part entière et doit être respecté indépendamment de tout autre signal qui l’accompagne. »
Les faits, dans l’ordre du document. Après la première relance, des drapeaux jaunes sont agités. Dans cette zone, des postes présentent aussi des panneaux physiques « SC ». La direction de course, elle, n’a pas déployé la voiture de sécurité. Aucune indication électronique ne correspond, le volant Audi du pilote n’affiche rien, et son équipe lui confirme qu’il n’y a pas de voiture de sécurité. Il dépasse Pérez. Les commissaires écartent le régime de voiture de sécurité, retiennent le jaune, appliquent la pénalité standard de dix secondes et reconnaissent que les indications erronées ont contribué aux circonstances.
Rapport de fin de journée, poste 14. Je ne commente pas un autre poste. Un panneau, ça se sort vite, avec un casque sur les oreilles, et je sais ce que c’est. Je commente le drapeau. Le drapeau jaune ne vous demande pas pourquoi il est là. Il ne vous demande pas s’il devrait y être. Il vous demande de lever le pied. Trente ans que je le dis à la voiture 34, qui ne m’entend pas. Cette fois, c’est écrit par la salle chauffée, sur papier officiel. Je l’ai recopié. Jean-Luc l’a lu aussi. Il a dit que c’était bien formulé. Rien d’autre à signaler.
Le document ne parle pas de sandwich ni de chaise de camping. Josiane a noté qu’il parlait du jaune dès le deuxième paragraphe, et qu’il ne l’appelait jamais « simple ».
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.







