Nathan a refait la relance de Bakou dimanche matin, avant le café. Même tracé, même voiture devant, même drapeau jaune à l’écran. Il manquait une chose : le panneau physique.
Dans le sim, la voiture de sécurité, c’est une icône sur le volant, point. Pas de panneau en carton au bord de la piste, personne n’a pensé à le modéliser. Donc chez moi, la situation de samedi n’existe pas : soit l’icône est là, soit elle n’y est pas. Lui, il avait les deux infos en même temps, le panneau qui dit oui, le volant qui dit non, la radio qui dit non. Deux contre un. Ça, c’est une variable non modélisée, et une grosse. J’ai quand même essayé de respecter le jaune proprement : je lève, je reste derrière, je perds trois dixièmes sur la ligne droite. Trois dixièmes pour un drapeau. Le jaune, lui, il est bien codé chez moi. En théorie.
Les commissaires sportifs ont suivi le même raisonnement en deux étages. La voiture de sécurité n’avait pas été déployée par la direction de course, donc pas d’infraction à ce régime. Le jaune agité restait valable, donc infraction : dix secondes, la pénalité standard pour un dépassement sous simple drapeau jaune. Le document reconnaît que les indications « SC » erronées ont contribué aux circonstances.
Il écrit aussi qu’« un pilote ne peut pas ignorer un drapeau jaune en se fondant sur sa propre appréciation de la raison pour laquelle il est présenté ». Nathan a mis la phrase en fond d’écran, à côté de sa candidature de pilote de simulateur, toujours sans réponse.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.




