Mercedes fait rouler deux W17 différentes à Singapour. La dernière évolution pour Antonelli, une version antérieure pour Russell. Comparaison directe. Et Toto Wolff dit que l’écurie ne sait pas encore laquelle sera la plus performante.
Moi, je sais. Enfin, dans ma chambre.
J’ai monté deux setups ce matin sur ma version de Marina Bay, une avec l’aileron que j’imagine pour l’évolution, une sans. Même pneus, même essence, même pilote, moi. Le principe de Wolff, en gros : le même matériel pour tout le monde. Chez moi, c’est facile, il n’y a qu’un cockpit et il occupe septante pour cent de la pièce.
Résultat : l’évolution gagne deux dixièmes au tour. Bon. Dans mon tour, il n’y a pas la chaleur de Singapour, pas les murs qui se rapprochent, pas un départ du fond de la grille. Parce que Russell part du fond, il a dépassé son allocation de composants du groupe propulseur. Ça, mon sim ne le gère pas : chez moi, le moteur est neuf à chaque réinitialisation.
Il y a aussi cette phrase de Wolff, à Singapour : « Est-ce qu’ils pensent que j’ai un bouton sur lequel il est écrit ‘Panne moteur de George maintenant’ ». J’ai vérifié. Dans le sim, ce bouton existe. Ça s’appelle « défaillances mécaniques », c’est dans les options, et je l’ai toujours laissé désactivé. Personne ne joue avec. Même le lobby, et le lobby joue avec tout.
Chez Fabienne Racing, on a aussi désactivé les pannes. Elles se réactivent toutes seules sur la N5.
Antonelli a 84 points d’avance sur Russell, à sept Grands Prix de la fin. Wolff dit que Mercedes offrira à Russell les mêmes chances jusqu’au bout. Dans le sim, ça s’appelle un ghost : tu cours contre le même tour, avec la même voiture, jusqu’à ce que tu le battes. Mercedes, elle, fait courir deux ghosts différents et attend la data.
Deux dixièmes. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto · Formule 1.






