J’ai refait Singapour ce matin. Pas un tour, la course. Septante pour cent de ma chambre, c’est le cockpit, donc j’avais la place.
Même plan que lui : départ en medium, le seul du top 6, arrêt très tôt pour des tendres. Et au début, ça marche. L’undercut passe, le ghost de l’autre voiture recule. Puis son coéquipier, Charles Leclerc, s’arrête, et tu ressors juste derrière lui. Jusque-là, mon sim et la réalité sont d’accord.
Ensuite, la voiture de sécurité virtuelle, provoquée par Lance Stroll. Leclerc rentre une deuxième fois pour des tendres neufs, Kimi Antonelli et Oscar Piastri aussi. Lui, deuxième, doit faire durer ses pneus pendant que les autres attaquent à fond. Dans mon sim, j’ai fait pareil. Je perds quatre dixièmes au tour. Dépassé, dépassé, dépassé. Sixième. Exactement comme lui.
Et là, je ne comprends pas. Il a fait les choix lui-même, selon RacingNews365, et après la course il a dit à son équipe, à la radio : « Désolé, les gars. Je vous ai laissé tomber aujourd’hui avec cette stratégie. C’était ma décision et à cause de cela nous avons perdu des points précieux. Je ferai tout pour me rattraper à la prochaine course. »
Moi, la voiture de sécurité virtuelle, je ne l’avais pas prévue. Personne ne la prévoit. C’est une variable non modélisée, comme le vent. Ton plan est bon jusqu’au moment où le jeu en lance une, et alors les autres ont des pneus neufs gratuits. Dans le sim, j’appellerais ça un bug d’équilibrage.
Chez Fabienne Racing, on ne fait pas d’excuses : on tire les enseignements.
J’ai quand même réinitialisé une fois, sans la voiture de sécurité virtuelle. Il finit troisième. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : RacingNews365.






