Rapport de fin de journée. Poste 14. Pas de télévision au poste, j’ai lu le compte rendu de RacingNews365 lundi, à la table de la cuisine, à Stavelot.
Départ. Un pilote du top 6 en pneus medium. Un seul. Les cinq autres, non. Au poste, quand un seul fait autrement, on le note dans la farde. On ne juge pas.
Arrêt très tôt. Pneus tendres. L’undercut semble fonctionner. Puis l’autre voiture rouge s’arrête, et il ressort juste derrière son coéquipier, Charles Leclerc. Observation : le plan ne tient plus.
Voiture de sécurité virtuelle, provoquée par Lance Stroll. Leclerc rentre une nouvelle fois, pneus tendres neufs. Kimi Antonelli et Oscar Piastri, derrière, font de même. Il hérite de la deuxième place. Il doit faire durer ses pneus. Les autres peuvent attaquer à fond. Dépassé à plusieurs reprises. Sixième à l’arrivée.
Après le drapeau à damier, il a parlé à son équipe. Il a dit, selon RacingNews365 : « Désolé, les gars. Je vous ai laissé tomber aujourd’hui avec cette stratégie. C’était ma décision et à cause de cela nous avons perdu des points précieux. Je ferai tout pour me rattraper à la prochaine course. »
Je l’ai relu deux fois. À la radio, on entend « copy », « box », « noted ». Je n’avais jamais lu des excuses en entier. Trente ans au poste. Le briefing à six heures, le thermos, la chaise de camping. Personne ne s’est jamais excusé auprès du poste 14. Je ne le demande pas. Je lève, je ne juge pas.
J’ai lu le message à Jean-Luc, ma réserve. Il a demandé si on pouvait l’afficher dans la cabane. J’ai dit non. La farde est pour le règlement.
Votre serviteur note qu’il a dit « les gars ». Au canton, on dit cela aussi.
Une voiture virtuelle de sécurité, sans drapeau à agiter chez nous. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : RacingNews365.



