Rapport de fin de journée. Poste 14, Blanchimont. Pas de course chez nous ce dimanche. J’ai lu le compte rendu de Singapour le lundi, à la table de la cuisine, à Stavelot, avec le thermos d’habitude.
Observation. Pendant la course, la radio de la Red Bull de tête fonctionnait dans un seul sens. Le pilote entendait son ingénieur, Gianpiero Lambiase. Dans l’autre sens, la voix du pilote arrivait déformée, métallique. L’ingénieur a fini par trouver d’autres moyens de communiquer. La voiture a gagné. Première victoire à Singapour, deuxième de suite.
Au poste, on connaît. Une radio qui reçoit et n’émet plus, ça arrive vers onze heures, quand la pile faiblit. On entend la direction de course. Elle ne nous entend pas. On lève quand même. Moi, je lève. Je ne juge pas.
Le directeur d’écurie, Laurent Mekies, a ouvert sa séance médias par une plaisanterie. « Non, nous l’avons fait exprès », a-t-il dit, selon RacingNews365. Puis : « Ce n’était pas le même problème que vendredi. C’était une situation assez difficile, car ces voitures sont compliquées et il faut une énorme quantité de communication entre les pilotes et les ingénieurs. »
Note du poste. Une radio qui marche dans un seul sens, c’est le « copy » dans sa forme pure. On a entendu. On ne peut rien répondre. Trente ans que je le dis.
Il a salué son ingénieur, qui a trouvé des moyens de communiquer quand c’était vraiment crucial. Il a ajouté que le problème ne venait pas des conditions. « Cela venait de nous », a-t-il dit. Un directeur qui écrit la cause dans son propre rapport sans attendre la salle chauffée. Je l’ai recopié dans la farde.
Votre serviteur fait observer que le muret, lui, a toujours eu la parole. C’est le canton qui ne l’a jamais eue.
Jean-Luc, ma réserve, a demandé s’il pouvait faire exprès aussi, la prochaine fois. Refusé. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : RacingNews365.






