Rapport de fin de journée. Vendredi. Sepang. Deuxième séance d’essais libres.
Observation. La voiture d’Aston Martin de Fernando Alonso termine quinzième. Celle de Lance Stroll, dix-huitième. Je donne les places, pas d’avis.
Observation suivante, plus intéressante. Le pilote sort de la voiture et on lui pose des questions tout de suite. Il a répondu : « Je ne sais pas, je sors juste de la voiture, je n’ai pas eu le temps de voir quoi que ce soit. » Il a ajouté que ces interviews sont obligatoires et qu’on n’a rien le temps de voir.
Je comprends. Au poste 14, personne ne me demande mon rapport pendant que je replie le drapeau. On range la chaise de camping. On vide le thermos. On mange le sandwich, qui a attendu depuis six heures. Ensuite, on écrit. Un rapport rédigé avant le sandwich, ce n’est pas un rapport, c’est une impression.
La salle chauffée, elle, a quarante-sept caméras et prend son temps. On le lui reproche souvent. Ici, je note qu’un pilote demande la même chose qu’elle, un peu de temps pour regarder, et qu’on ne le lui accorde pas.
Bilan transmis par le consultant de l’équipe, Pedro de la Rosa : deux séances correctes, programme du vendredi bouclé. Il a dit qu’il restait du travail, « notamment concernant l’équilibre de la voiture du côté de Lance ». Le pilote de la voiture quinzième semblait plutôt satisfait de son équilibre. Il signale surtout un asphalte à faible adhérence, commun à tous.
Le pilote de la voiture dix-huitième n’a pas fait d’interview. Il n’a donc rien dit sans données. Noté.
Votre serviteur a toujours tapé son papier le dimanche soir, jamais à la descente du car.
Poste 14, reçu. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.






