Une Dallara F2 de 2018. Pas une F1. Celle du film « F1 » avec Brad Pitt, empruntée à Apple, repeinte en Cadillac, et Pérez l’a emmenée mercredi sur le Paseo de la Reforma devant à peu près cinquante mille personnes. Le règlement des démonstrations interdit les monoplaces actuelles, donc les écuries sortent une voiture d’avant. Cadillac débute en 2026. Pas de voiture d’avant. Ils ont pris celle du cinéma. Logique, franchement propre comme solution.
Ce qui m’a arrêté, c’est la phrase de Pérez : « Je pouvais faire des donuts à l’infini avec elle. » Il a expliqué que d’habitude, en démonstration, on se préoccupe toujours du refroidissement, et que celle-ci était « vraiment, vraiment bonne dans ce domaine ».
À l’infini, moi, je teste. J’ai chargé une F2 de cette génération dans le sim, parking vide, setup de base, et j’ai tourné. Je l’ai refait ce matin. Au bout de onze minutes, le pneu arrière est mort, pas le moteur. Pérez a raison sur le refroidissement, le sim est d’accord. Mais l’infini, je ne l’ai pas trouvé. Variable non modélisée : cinquante mille personnes qui crient. Ça doit refroidir quelque chose, je ne sais pas encore quoi.
Pour la course, Pérez est honnête : Cadillac n’a pas encore marqué de point, et il dit « Nous sommes vraiment très loin derrière, et pourtant l’ambiance et l’engouement sont probablement les plus importants que j’aie connus au cours de toutes ces années. » L’an dernier, il n’était pas au Grand Prix du Mexique. Cette année il y est, avec une écurie qui se présente comme un projet. J’aime bien les projets. Le mien a un cockpit à septante pour cent de la chambre.
Des donuts sur une avenue. Au poste 14, on aurait sorti le drapeau blanc et noir. Rien d’autre à signaler.
Bref, si Apple prête encore la voiture, le poste de pilote de démonstration existe. J’ai vérifié. Onze minutes de donuts, c’est déjà presque l’infini. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.







