David Coulthard a résumé le dilemme Ferrari en une phrase : « Sur la base des performances de l’année dernière, vous diriez Charles. Sur celles de cette année, vous diriez Lewis. »
J’ai rechargé les deux saisons dans le sim, setup par setup. La saison dernière de Charles Leclerc, réglages agressifs, point de corde tôt, un style qui gagne du temps si la piste tient. Celle de Lewis Hamilton cette année, plus lissée, moins de pics, plus de points sur la durée : exactement ce que dit Coulthard, sauf qu’il l’a vu en vrai et moi seulement en millièmes.
Delta entre les deux approches sur un relais complet : sept dixièmes en faveur du style Leclerc sur un tour isolé, effacés sur vingt tours par la régularité du style Hamilton. Dans le sim, ça se règle avec un curseur. En vrai, ça s’appelle une saison entière, et personne n’a de curseur pour ça.
Le sim ne fait pas la différence entre un pilote rapide un jour et un pilote régulier toute l’année. Il n’y a pas de variable pour « cinq Grands Prix sans podium » non plus, ça ne rentre pas dans le modèle de dégradation des pneus. En théorie, les deux styles se valent. En vrai, apparemment, il y en a un qui marque plus de points.
Reste que depuis les tensions de Zandvoort et de Monza, la question d’une hiérarchie chez Ferrari semble avoir perdu de sa pertinence, après cinq Grands Prix consécutifs sans podium pour l’écurie. Juan-Pablo Montoya, sur F1 TV, ne voit de toute façon aucun cadeau à venir entre les deux hommes.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.




