Rapport de fin de journée. Poste 14, reçu.
Je n’étais pas au Mexique. J’ai lu le document des commissaires sportifs ce matin, au poste, avec la jatte de café dans le thermos. Il fait caillant à Blanchimont. Au Mexique, pas de nouvelles de la météo.
Observation. Essais Libres 2. À l’approche du virage 12, la voiture 3 était sur un tour de préparation. La voiture 30 était sur un tour de refroidissement avant un autre tour d’attaque. Je recopie le document. Aucune des deux voitures n’allait vite, selon le document.
Déroulé. La voiture 3 a attaqué la voiture 30 juste avant le stadium, la 30 étant gênée par une Williams devant elle. La 30 a résisté et a plongé à l’intérieur dans l’épingle. Les deux ont passé le stadium côte à côte. La 3 est passée hors piste, a coupé le virage suivant, est revenue en piste et a accroché la 30. Déflecteur latéral gauche abîmé sur la 30.
Au poste 14, un tour de refroidissement, c’est le tour où je verse le café. On ne lève rien. On regarde passer.
Décision. La salle chauffée a conclu qu’il n’y avait aucun responsable. Elle a aussi noté que les deux pilotes n’ont fait aucun effort pour éviter la situation. Une place de pénalité chacun, sur la prochaine course, normalement ce week-end au Mexique. Aucun responsable, deux sanctions. Je signale. Je ne juge pas.
Le document précise qu’un avertissement avait été donné aux directeurs d’équipe plus tôt dans la journée. Les deux pilotes ont admis que leurs manœuvres étaient inutiles et maladroites. C’est écrit ainsi. Au poste, on appelle ça un aveu en deux exemplaires.
Votre serviteur salue un collège qui, pour une fois, a jugé deux hommes en une seule phrase.
Un avertissement le matin, une place l’après-midi. Au poste, on avertit Jean-Luc depuis trente ans. Il n’a jamais reculé d’une place. Il n’a jamais avancé non plus.
Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto · Formule 1.




