Votre serviteur, qui a couvert bien des essais libres depuis la salle de presse, puis depuis la tribune, puis depuis le canapé de Malmedy, n’avait jamais vu un rapport des commissaires se lire avec autant de plaisir.
Les faits, de source sûre, c’est-à-dire le communiqué. Le Néerlandais natif de Hasselt, au volant de la voiture 3, a attaqué Liam Lawson juste avant le stadium, alors que le pilote Racing Bulls était gêné par une Williams. Le Néo-Zélandais a résisté, a plongé à l’intérieur dans l’épingle. Les deux hommes ont passé le stadium côte à côte. Verstappen a dû passer hors piste, couper le virage suivant, puis, revenu en piste, a accroché la VCARB 03 de Lawson, dont le déflecteur latéral gauche a souffert.
Tout cela, précise le collège, alors que la voiture 3 était sur un tour de préparation et la 30 sur un tour de refroidissement. Votre serviteur traduit pour le canton : deux messieurs se sont disputé la place devant une porte que personne ne franchissait.
Le verdict mérite d’être lu deux fois. Aucun responsable, ont décidé les commissaires. Et une place de pénalité pour chacun, applicable à leur prochaine course, normalement ce week-end au Mexique. Les pilotes, selon le rapport, « ont admis que leurs manœuvres étaient inutiles et maladroites ». On a connu des conférences du jeudi moins sincères.
Les commissaires rappellent aussi qu’un avertissement avait été donné aux directeurs d’équipe plus tôt dans la journée, et ont jugé le comportement des deux voitures « inacceptable ». Ils ont donc choisi d’aller plus loin que l’avertissement formel.
Une place de pénalité. Au poste 14, c’est une chaise de camping déplacée d’un mètre. Rien d’autre à signaler.
Une place, au Mexique, ne se mesure pas au Raidillon, ce juge de paix. Reste la question que personne ne pose : qu’en pensent-ils à Malmedy ? Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto · Formule 1.




