J’ai lu l’explication d’Alonso trois fois. Après la voiture de sécurité virtuelle, l’énergie était déployée « à différents endroits » où il n’en avait pas besoin, et pas dans les lignes droites. Il pense que la voiture ne savait pas exactement où il se trouvait sur le tour.
Ça, je connais. Dans le sim, ça s’appelle une carte de déploiement décalée. Tu sors d’une pause, la position sur le tour n’est pas recalée, et ton hybride croit que tu es dans une ligne droite alors que tu es dans un virage lent. Je l’ai refait ce matin dans ma chambre, un tour de Singapour avec la carte décalée d’un secteur. Je perds quatre dixièmes rien que dans la ligne droite où il fallait l’énergie.
Le turbo, lui, n’y est pour rien, d’après Alonso : cassé samedi, changé, « tout neuf pour la course ». Les deux Aston Martin étaient parties des stands, après des composants moteur remplacés et des suspensions modifiées. Résultat : seizième, à un tour, alors qu’il était huitième en Malaisie. Une Cadillac le tenait, une Red Bull l’a dépassé confortablement, et à la radio, non diffusée sur le signal international, il a dit : « L’énergie… Ce moteur est tellement ridicule. »
Moi, quand ça arrive, je réinitialise. Lui ne peut pas, il y a une course autour. C’est un choix de design que je respecte sans le comprendre.
Une voiture qui ne sait pas où elle est. Au poste 14, on donne le numéro du poste à la radio. Ça aide.
Il a cité le Mexique comme prochaine course difficile, des virages très lents. Je l’ai déjà chargé. Le poste de pilote de simulateur existe, j’ai vérifié. Je peux recaler une carte avant jeudi. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.






