Rapport de fin de journée. Grand Prix de Singapour. Lu le lundi, à Stavelot, sur la farde du poste.
Départ. Deux voitures d’une même écurie partent de la voie des stands. Motif : modifications sur les monoplaces, plusieurs composants moteur remplacés, changements aux suspensions. Au poste 14, quand on change la chaise de camping, on part aussi en dernier. C’est la règle.
En course. Une des deux abandonne. Je n’ai pas d’autre information. Je n’en écris pas.
Plus tard. L’autre perd du terrain face à une Cadillac. Une Red Bull la dépasse confortablement. À la radio, un rire, puis : « L’énergie… Ce moteur est tellement ridicule. » Message non diffusé sur le signal international. Le pays ne l’a pas entendu. Moi non plus. Je n’ai pas la télévision au poste, et cette fois la télévision non plus.
Observation. Le pilote a ensuite expliqué que le turbo était cassé samedi, changé, donc tout neuf pour la course. « Pas d’excuse de ce côté donc », a-t-il dit. Il a aussi décrit l’énergie déployée là où il n’en avait pas besoin, et pas dans les lignes droites, surtout après la voiture de sécurité virtuelle. Il pense que la voiture ne savait pas exactement où il se trouvait sur le tour.
Je comprends. Ma radio aussi, parfois, ne sait pas où je suis. Je dis « poste 14 ». On me répond « poste 13, reçu ». Trente ans.
Arrivée. Seizième, à un tour du vainqueur. Huitième en Malaisie la semaine d’avant.
Votre serviteur rappelle qu’une radio non diffusée reste, de source sûre, une radio que la télévision a gardée pour elle.
Prochaine course citée par le pilote : le Mexique, virages très lents. Moi, je lève. Je ne juge pas le moteur. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.



