Verstappen a dit, à propos de Monaco : « Alors peu importe que vous rouliez pendant dix, quinze ou cent tours. » Une hypothèse avec trois valeurs, j’ai pris la plus grande. Cent tours. Ce matin, dans la chambre, sim lancé, Monaco chargé, mon ghost devant moi.
Le principe est simple : tu suis le ghost, tu essaies de le dépasser. Le ghost, c’est moi en qualif, donc il ne fait pas d’erreur. À Sainte-Dévote, je suis dans sa boîte de vitesses. Au Casino, pareil. Au tunnel, j’ai l’aspiration, je me décale, il n’y a pas de place. À la chicane du port, je freine plus tard, je touche le rail, réinitialiser.
Au bout de cent tours, j’avais un écart moyen de quatre dixièmes derrière lui. Zéro dépassement. Donc il a raison, en tout cas contre moi-même.
Après, Bearman, le pilote Haas, a vu autre chose : deux séances de qualifications, deux départs, sur un circuit où on dépasse très mal. Il a d’abord cru à une blague, il l’a dit à Sepang. Il reconnaît aussi que le format pourrait avoir un certain intérêt. Ça, je peux le modéliser. Deux qualifs, c’est deux grilles différentes. Si une qualif tourne mal pour toi, tu n’es pas bloqué tout le week-end derrière le même aileron.
Verstappen, interrogé là-dessus, a répondu : « Oui, on peut le voir comme ça. Mais pour moi, cela ne change pas grand-chose. » Je comprends. Mon ghost non plus ne change pas grand-chose.
Cent tours sans dépasser. Au poste 14, on appelle ça une course propre.
Il me manque une variable, évidemment : le vrai trafic, des voitures qui ne sont pas moi. Le sim de base ne charge que mon ghost. Pour deux départs, il me faudrait deux ghosts. J’ai septante pour cent de chambre en cockpit, il reste de la place. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.






