Kimi Antonelli est champion du monde. Premier titre, à Mexico, avec quatre Grands Prix encore à courir. Selon Sporza, à 20 ans, c’est le plus jeune champion de l’histoire de la F1. J’ai regardé la fin sur Play Sports, le sim en pause, le volant encore tiède.
Ce qui m’intéresse, c’est une phrase. Il a dit à Sporza : « Ce week-end, je me suis senti un peu plus tendu. Je suis tellement content qu’on ait terminé le travail. Maintenant, on peut profiter du reste de la saison. »
Tendu. Ça, dans le sim, il n’y a pas de curseur. J’ai cherché dans les réglages ce matin : pression des pneus, oui. Pression du titre, non. Variable non modélisée.
Alors j’ai fait un test. J’ai refait Mexico en me disant que si je finissais, j’étais champion du monde. Pas en vrai, dans ma tête. Résultat : deux dixièmes perdus dans le premier secteur. Je freinais plus tôt partout. Personne ne regardait, à part le ghost.
Lui, il a fini quand même. Puis son ingénieur, Peter Bonnington, lui a annoncé le titre à la radio, et il a pleuré de joie. Dans mon cockpit, la radio, c’est moi qui me parle. Ça fait moins d’effet.
Après, le tour d’honneur, puis il a garé sa Mercedes. Le tour d’honneur, je ne l’ai jamais fait. Dans le sim, quand tu passes la ligne, ça coupe et tu retournes au menu. C’est une décision de design que je ne comprends pas.
La structure confirme que la pression est gérée chez nous par un sandwich. Nous restons ouverts aux discussions avec les éditeurs de simulateurs.
Donc j’ai ajouté un tour après l’arrivée, à vitesse réduite, vitres imaginaires baissées. Deux dixièmes perdus avant, un tour gagné après. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.






