Voiture de sécurité virtuelle, quinzième tour des 56. Procédure : un delta à respecter, un écran dans le cockpit, et personne au bord de la piste qui bouge le bras. À Madrid, la neutralisation se joue dans les ordinateurs. Au poste 14, on n’a pas d’écran. On a un drapeau jaune, en tissu, et un bras.
Le pilote parti de la pole rentre un tour plus tard que les autres. Sept secondes à l’arrêt. Sept secondes, au poste, c’est le temps de reposer le thermos, de reprendre le drapeau et de vérifier que le poste 13 est toujours là. En course, ça vaut une victoire.
Autre observation. La voiture partie en pneus durs, elle, ne rentre pas pendant la neutralisation. Elle mène jusqu’au 45e tour et finit quatrième. « Le rythme était bon, on a attendu une voiture de sécurité qui n’est jamais arrivée. Mais c’était la meilleure chose à faire, je n’ai pas de regrets », a déclaré Charles Leclerc après la course.
Une neutralisation, ça ne se demande pas. On la signale, et on attend qu’on réponde « copy ». « Copy », c’est le mot pour dire qu’on a entendu, pas qu’on a écouté. Quatre dépassements sur cinquante-six tours, et la course s’est décidée pendant le seul moment où personne ne dépasse personne. Moi, je lève. Je ne juge pas. Rien d’autre à signaler.
Chez Mercedes, George Russell est passé deux fois par les stands, en médiums sous la neutralisation puis en durs au 28e tour, pour s’opposer à la stratégie de Leclerc. Il a terminé cinquième, à 0,7 seconde du Monégasque. « J’ai fait une course parfaite mais j’ai été malchanceux », a dit Lando Norris.
Avec les 25 points de la victoire, Antonelli porte son avance sur Russell à 81 points. Norris, lui, revient à cinq points de Lewis Hamilton, troisième du championnat, qui a abandonné dans les premiers tours sur un problème de freins.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.




