Rapport de fin de journée. Poste 14. Il fait caillant.
Observation numéro un. Une voiture Alpine reçoit dix places de pénalité sur la grille. Motif : un nouveau moteur Mercedes au prochain week-end de course, le cinquième de la saison. Le maximum autorisé est dépassé. Je l’ai lu dans Formule1.nl, sur ma chaise de camping, avant le briefing.
Observation numéro deux. Ces dix places s’ajoutent à cinq places déjà en suspens. Elles datent de Bakou, d’une collision avec le coéquipier de la voiture et avec une McLaren. Total : quinze. Je ne nomme personne. Je compte.
Observation numéro trois. L’A526 ne joue pas les premières places. Quinze places en arrière, quand on ne part pas devant, cela s’appelle la dernière ligne. Au poste, on ne compte pas en places. On compte en lignes. Une ligne, deux voitures. C’est plus court à dire à la radio.
Observation numéro quatre. Selon Formule1.nl, l’écurie semble avoir planifié ce changement exprès, parce que la voiture était déjà reculée. Ainsi, la limite de moteurs ne posera pas de nouveau problème plus tard. Je note. Au poste aussi, on change la bonbonne du thermos le jour où l’on est déjà mouillé. On ne se mouille qu’une fois.
Observation numéro cinq. Une Racing Bulls est aussi à son cinquième moteur. Pénalité également en Malaisie. Deux voitures qui reculent le même dimanche. Symétrie respectée.
Je n’ai rien eu à lever. Les pénalités moteur se décident dans un bureau, pas au bord de la piste. Pas de drapeau pour un moteur. Je l’ai vérifié dans la farde, page des drapeaux. Il n’y en a pas.
Votre serviteur fait observer à sa collègue que la dernière ligne a aussi son charme : on y voit tout le monde partir.
Poste 14, reçu. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Formule1.nl.





