Rapport de fin de journée. Poste 14. Objet : un moteur et une pénalité.
Fait observé à la télévision, le lundi, comme d’habitude. Grand Prix de Malaisie, quelques tours de l’arrivée, voiture de sécurité en piste. Une Mercedes en route vers une solide troisième place s’arrête. Le moteur a lâché. Pas de drapeau de ma part, je n’y étais pas. Je le précise pour la farde.
Perte constatée, selon RacingNews365 : quinze points.
Explication de l’écurie. Bradley Lord, vice-directeur de Mercedes, a dit en néerlandais à RacingNews365 : « Notre enquête a commencé. Nous avons récupéré la voiture et pu faire une première inspection. Il est clair qu’il s’agit d’un problème mécanique du côté du groupe propulseur. Quelle est la cause exacte, nous devons encore l’établir. » C’est un rapport correct. Fait, observation, réserve. Je n’aurais pas mis « clair ». Au poste, rien n’est clair avant le sandwich.
Suite. Nouveau moteur pour Singapour, selon le même média. La voiture avait déjà atteint la limite d’éléments moteur. Conséquence annoncée : une lourde pénalité sur la grille, et le départ en dernière position.
Observation du poste. Une pénalité s’additionne en places, mais elle s’arrête au bout de la grille. Après la dernière case, il n’y a plus rien à peindre. Au poste aussi, la dernière place existe : c’est la chaise de Jean-Luc, ma réserve. Il y est depuis trente ans. Il dit qu’on voit très bien la course de là.
Note complémentaire. La mise à jour ADUO2 de Mercedes HPP était prévue pour le Grand Prix des États-Unis, deux semaines plus tard. L’équipe l’avance à Singapour. Objectif : un seul départ du fond, au lieu de deux. C’est de la procédure bien faite. On regroupe les pénalités comme on regroupe les drapeaux, pour ne pas lever deux fois.
Au championnat, Kimi Antonelli compte 84 points d’avance sur son coéquipier. Après Singapour, il en restera 150 à distribuer. Je ne calcule pas. Je lève.
Poste 14, reçu. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : RacingNews365.



