Poste 14, journée de Bakou. À la radio, on n’a pas notre pilote sous drapeau, mais sous micro. Fernando Alonso, 45 ans, a expliqué que la puissance électrique du groupe propulseur monte trop fort, trop vite, et retombe trop tôt : « La vitesse augmentera et ne chutera pas après la grosse phase d’accélération. Cela nous permettra d’avoir des vitesses dignes de voitures de course et nous arriverons dans les virages à vitesse maximale, plutôt qu’au milieu de la ligne droite », a-t-il déclaré.
Au poste, une variation de vitesse au milieu d’une ligne droite, ça se note. Alonso, lui, en discute directement avec les équipes et avec le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem. « Nous avons cette responsabilité, nous devons apprendre, et c’est de cela dont je parle avec les équipes et avec Mohammed », a-t-il ajouté. Chez nous, ça s’appelle remonter l’information à la direction de course. Là-bas, ça s’appelle une réunion.
Max Verstappen, de son côté, dit être largement d’accord avec l’analyse, mais réclame des changements plus profonds qu’une simple réduction de la puissance de la batterie. Deux pilotes, une même remarque, deux amplitudes différentes : au poste, on appelle ça un consensus partiel.
Étaler la puissance sur plus longtemps, dans le sim, ça s’appelle lisser la courbe de couple. Je l’ai fait à la main sur mon setup il y a deux saisons. Personne ne m’a demandé mon avis. En théorie, ça marche.
La voiture 34, celle qui n’existe sur aucune grille mais qui porte toutes les réclamations que je ne peux pas signer d’un nom, demande donc de la régularité. Moi je demande la même chose d’un double jaune. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.



