Votre serviteur, qui a suivi les grilles de départ depuis la salle de presse, puis depuis la tribune, puis depuis le canapé, n’avait plus vu pareille unanimité depuis longtemps. À Bakou, le champion espagnol a expliqué que la puissance électrique du groupe propulseur monte trop fort et retombe trop tôt. « La vitesse augmentera et ne chutera pas après la grosse phase d’accélération. Cela nous permettra d’avoir des vitesses dignes de voitures de course et nous arriverons dans les virages à vitesse maximale, plutôt qu’au milieu de la ligne droite », a-t-il expliqué, de source sûre, c’est-à-dire la télévision.
Le Néerlandais natif de Hasselt, lui, n’a pas attendu qu’on le sollicite deux fois. « Je pense être totalement d’accord avec presque tout ce que Fernando dit », a-t-il concédé, avant de préciser qu’il fallait des changements bien plus profonds que la simple réduction de la puissance de la batterie. « Peut-être que cela paraîtrait un peu plus naturel, un peu plus normal, mais il faut vraiment des changements importants pour que cela redevienne normal », a-t-il ajouté.
Deux pilotes qui pensent la même chose sur la même piste, le même week-end : votre serviteur n’avait pas vu ça depuis l’époque où l’on attendait le classement final au fax. Qu’en pensent-ils à Malmedy ?
L’affaire n’est pas seulement technique. Le pilote espagnol, quarante-cinq ans, indique que cette frustration entre dans sa réflexion sur la suite de sa carrière au-delà de 2026. Il continuera à courir, dit-il, en Formule 1 ou dans d’autres catégories, mais s’il reste dans la discipline reine, ce sera avec Aston Martin. Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.



