Rapport du poste 14. Objet : un contrat. Je l’ai lu le lundi matin, au poste, avec la farde et le thermos. Il faisait caillant.
Fait. Cadillac, nouvelle écurie de F1, a prolongé Sergio Pérez. L’accord est annoncé « until at least 2029 », jusqu’à au moins 2029. Selon The Race, il inclut la saison 2029. L’annonce a été faite à la veille du Grand Prix du Mexique, la course à domicile du pilote.
Observation. « Au moins. » Au poste, on n’a pas de « au moins ». Un drapeau est levé ou il ne l’est pas. Un double jaune dure jusqu’à ce que la piste soit libre. Pas jusqu’à au moins la piste libre.
Antécédent. Cette saison, les deux pilotes avaient signé des contrats « multi-year ». Ils n’étaient pas censés dépasser 2027. Le « multi-year » a été prolongé avant son terme. Au poste, on appelle ça changer le drapeau pendant qu’on le tient.
Résultats. Aucun des deux pilotes Cadillac n’a marqué de points cette saison. À Monaco, dixième sur la piste, résultat retiré par une pénalité de temps après la course. La salle chauffée a pris le temps. Elle le prend toujours.
Week-end. 300e départ en F1 prévu. Septième pilote à ce total. Trois cents départs, trois cents tours de formation. Au poste 14, on les voit passer tous. On lève le vert. Personne ne dit merci, et c’est normal.
Second baquet. Selon The Race, Cadillac n’était pas encore prêt à s’engager avec Valtteri Bottas pour 2027. Colton Herta, Frederik Vesti et Yuki Tsunoda ont été évoqués. Évoqués. Je note le mot. Je ne lève rien.
« Au moins 2029 », dans le sim, c’est une session sans limite de temps. Ça existe. J’ai vérifié.
Mon contrat à moi : trente ans, aucune date de fin, un sandwich. Poste 14, reçu. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Race.




