Cadillac a prolongé Sergio Pérez « jusqu’à au moins 2029 ». Saison 2029 comprise, selon The Race. Moi, ce qui m’a arrêté, c’est la ligne d’après : il a pris l’ascendant sur Valtteri Bottas, un léger avantage en qualifications, un avantage plus net en rythme de course. Ça, c’est de la donnée. Enfin, presque.
J’ai refait ça ce matin. Deux ghosts, même voiture, même setup, Spa parce que c’est le seul circuit que je connais par cœur. Deux mille quatre cents tours, jamais sur place. Ghost A pousse sur un tour, ghost B tient sur vingt. Sur un tour, ils sont presque collés. Sur la distance, l’écart s’ouvre dans les Combes, puis à Pouhon, tour après tour : trois dixièmes au tour en fin de relais. C’est ça, « plus net en rythme de course ». Dans le sim, c’est propre, c’est lisible, ça tient sur un graphique.
Le problème, c’est la colonne d’à côté. Aucun des deux pilotes Cadillac n’a marqué de points cette saison. À Monaco, Pérez finit dixième sur la piste, puis une pénalité de temps après la course lui enlève le résultat. Dans mon sim, le tour est validé ou il ne l’est pas, tout de suite. En vrai, il y a un résultat, et un autre résultat plus tard. Variable non modélisée.
Et le contrat, lui, ne mesure pas les points. Dan Towriss parle de « continuité ». Je comprends : un ghost, c’est de la continuité. Il refait le même tour, le meilleur, pour toujours. Pérez, lui, a signé pour refaire des saisons, et selon The Race, Cadillac n’était pas encore prêt à s’engager avec Bottas pour 2027.
Un ghost qui roule jusqu’en 2029 : la structure appelle ça un pilote sous contrat pluriannuel.
Moi, je garde mon ghost B. Il est plus rapide sur vingt tours. Il n’a pas de contrat. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Race.




