Le Mexicain Sergio Pérez a signé, apprend-on, une prolongation de contrat avec Cadillac, nouvelle écurie de Formule 1, qui lui assure son baquet jusqu’à la fin de la décennie. Votre serviteur, qui a couvert les signatures depuis la salle de presse, puis depuis la tribune, puis depuis le canapé de Malmedy, a reçu l’information de source sûre, c’est-à-dire la télévision, le son coupé pour ne pas être influencé.
Le communiqué dit « until at least 2029 », formule anglaise que l’on traduira pour le canton par « jusqu’à au moins 2029 ». Selon The Race, la saison 2029 est comprise. L’annonce est tombée à la veille du Grand Prix du Mexique, la course à domicile du pilote, ce qui, dans le métier, s’appelle un sens de l’à-propos.
Il y a mieux. Le Mexicain doit disputer ce week-end son 300e départ en F1, septième pilote à atteindre ce total. Avec ce contrat, il est en position de dépasser Jenson Button, Michael Schumacher, Rubens Barrichello et Kimi Räikkönen, et de se hisser à la troisième place du classement historique, derrière Fernando Alonso et Lewis Hamilton. Trois cents départs. Votre serviteur, qui en a vu un certain nombre depuis le canapé, n’a jamais tenu le compte, et il le regrette ce soir.
Pour être complet, comme on l’était à l’hebdomadaire : aucun des deux pilotes Cadillac n’a marqué de points cette saison. Le Mexicain avait fini dixième sur la piste à Monaco, avant d’être privé du résultat par une pénalité de temps après la course. Il a pris l’ascendant sur son coéquipier Valtteri Bottas, léger en qualifications, plus net en rythme de course. Dan Towriss, pour Cadillac, a parlé d’un « voyage de long terme ». Le terme est juste : votre serviteur, qui tapait ses papiers le dimanche soir pour le jeudi, ne s’est jamais engagé, lui, au-delà de la semaine.
Trois cents départs, c’est trois cents fois où quelqu’un a levé un drapeau au bon moment. Rien d’autre à signaler.
Reste la question que personne ne pose : qu’en pensent-ils à Malmedy ? Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Race.




