La Principauté aura donc son Sprint, apprend-on, et votre serviteur, qui a couvert Monaco depuis la salle de presse, puis depuis le canapé de Malmedy, en a reposé sa tasse. Ce sera en 2027, parmi dix épreuves de ce format, ce qui n’était jamais arrivé.
Le principe, pour le canton : deux séances qualificatives dans le même week-end, dont celle du Sprint après une heure d’essais libres à peine. La Formule 1 espère deux grilles différentes et un peu d’incertitude, denrée rare entre le port et le casino.
Le talentueux Britannique de chez Ferrari, trois fois vainqueur sur ce rocher, n’a pas applaudi. « La course est aussi ennuyeuse que possible », a-t-il dit à F1i, avant d’ajouter : « Je ne sais pas quelle est la solution, mais je dirais que la course Sprint n’est pas la réponse. » Il ne condamne pas le Sprint en général, qui a selon lui apporté de la nouveauté au sport ; il réclame pour Monaco « quelque chose de différent ».
On a essayé, il faut le dire. En 2025, deux arrêts obligatoires, et des pilotes qui ralentissaient leurs adversaires pour arranger l’équipier. En 2026, retour aux usages, un drapeau rouge pour une piste qui se dégradait, et des dépassements toujours aussi rares.
Votre serviteur ne tranchera pas la querelle monégasque. Il se contente d’observer qu’à Francorchamps, on dépasse dans la ligne droite de Kemmel sans qu’il faille inventer une seconde course pour cela. Le Raidillon, ce juge de paix, n’a jamais demandé de format spécial. Reste la question que personne ne pose : qu’en pensent-ils à Malmedy ?
Hamilton, lui, voit au moins un avantage : une séance de qualifications en plus, « plutôt sympa ». Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : F1i (Auto Journal).




