On nous avait habitués, au paddock, à la langue des données, des packages et des points positifs. Voici qu’un rookie de Racing Bulls, Arvid Lindblad, dit autre chose. « Je suis juste en colère contre moi-même parce que, plus que tout, en voulant être trop spécial, j’ai abîmé ma trajectoire pour le moment où ça compte, et je n’ai pas livré au bon moment », a-t-il déclaré à The Race.
Votre serviteur, qui a couvert le Grand Prix depuis la salle de presse, puis depuis le canapé, a entendu mille fois « on va analyser ça en interne ». Jamais « j’ai voulu être trop spécial ». De source sûre, c’est-à-dire la télévision, le jeune homme avait enchaîné sept qualifications dans les dix premiers. Il en aura donc une huitième, la prochaine fois. Et qu’en pensent-ils à Malmedy ? Qu’un garçon qui s’en veut vaut mieux qu’un communiqué qui ne s’en veut jamais. Nous y reviendrons.
Les faits restent secs : dernier des éliminés de la Q2, deuxième pire qualification de sa saison, du roulage perdu en EL1 et EL2, et un aileron avant d’une spécification légèrement plus ancienne que celui de Lawson, l’écurie ayant introduit une nouvelle pièce à Bakou.
Lawson, 12e, pense qu’avec le bon aspirage sur son dernier tour il passait en Q3, et parle d’un moteur en retrait. « On essaie juste de trouver du temps qui n’existe pas vraiment, et c’est très dur », a-t-il dit.
Avant Bakou, Lindblad s’était qualifié dans le top 10 lors de neuf des quatorze Grands Prix.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Race.



