Il est des semaines où la Formule 1 roule, et d’autres où elle parle. Celle-ci parle. De source sûre, c’est-à-dire la télévision, le son coupé pour ne pas être influencé, votre serviteur apprend qu’un homme de 52 ans, écarté par Red Bull il y a plus d’un an, a confié au « Times » que diriger Ferrari serait pour lui un « rêve ».
Maranello a répondu. Non pas par un directeur, ni par un pilote, mais par Maria Conti, directrice de la communication, parlant au nom du président John Elkann et du directeur général Benedetto Vigna. La position, a-t-elle dit, « est claire et n’a pas changé ». La confiance en Fred Vasseur « demeure intacte ».
Puis vint le mot que votre serviteur, qui a couvert le Grand Prix depuis la salle de presse, puis depuis le canapé, n’avait encore jamais lu dans un communiqué d’écurie : « ragots ». Ferrari souhaite que le week-end de Malaisie n’en soit pas « accaparé ». On traduira pour le canton : on aimerait parler de course.
À Malmedy, un ragot se colporte au comptoir, pas dans le « Times ». Votre serviteur a toujours tenu que l’on ne rêve pas d’une écurie, mais d’un circuit. Le Raidillon, ce juge de paix, n’a jamais reçu de candidature spontanée !
Le sport, lui, attend son tour. Ferrari est deuxième du championnat des constructeurs, à 160 points de Mercedes. Lewis Hamilton, vainqueur à Barcelone en juin pour sa première victoire en rouge, n’est plus monté sur le podium depuis six manches et compte 103 points de retard sur le leader, Kimi Antonelli. La Malaisie, seizième manche de la saison, se court ce week-end.
Reste la question que personne ne pose : qu’en pensent-ils à Malmedy ? Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.




