Rapport de fin de journée. Poste 14, Blanchimont, semaine sans course. Objet : un message reçu de Maranello, lu à la table de la cuisine, à Stavelot, avec une jatte de café.
Émetteur : Maria Conti, directrice de la communication de Ferrari. Elle parle au nom du président, John Elkann, et du directeur général, Benedetto Vigna. Trois personnes, une seule voix. Au poste, c’est la procédure : une radio, un opérateur, pas trois qui parlent en même temps.
Contenu du message : « La position de Ferrari est claire et n’a pas changé. Nous avons une totale confiance en Fred Vasseur et en son équipe, et cette confiance demeure intacte. »
Contexte relevé. Christian Horner, 52 ans, a dit au « Times » que diriger Ferrari serait un « rêve ». Ferrari est deuxième au classement des constructeurs, à 160 points de Mercedes. Le 16e rendez-vous de la saison a lieu ce week-end en Malaisie.
Observation. Le message est court, sans point d’exclamation, et il est parti avant le week-end. Il dit ce qu’il y a à dire. Il demande aussi qu’on ne parle pas que de ça en Malaisie. C’est une instruction claire. Je la note.
Au poste aussi, on a une question de confiance. Jean-Luc est ma réserve depuis trente ans. Personne ne m’a jamais demandé si je lui gardais ma confiance. Personne n’a donc eu besoin de répondre. Elle est intacte, elle aussi. Il a un badge, un thermos, une chaise. On n’a jamais publié de communiqué. Nous n’avons pas de directrice de la communication. Nous avons la radio, et la radio dit « copy ». Poste 14, reçu.
Ce que la salle chauffée en pense : rien. Ce n’est pas de son ressort, et c’est la première fois que je le note avec plaisir.
Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.




