Les faits, dans l’ordre. À Bakou, au premier restart derrière la voiture de sécurité, Franco Colapinto a bloqué ses roues et percuté Pierre Gasly, son coéquipier chez Alpine. L’écurie y a perdu une bonne occasion de marquer des points. Le pilote avait déjà écopé d’une pénalité de cinq places sur la grille pour le Grand Prix de ce week-end.
Il est ensuite parti directement pour l’usine d’Enstone. Le lendemain, à 5 h du matin, il était au simulateur pour préparer la Malaisie. Selon The Race, ce départ matinal était prévu de longue date, pour l’aider avec le décalage horaire, et n’était pas une sanction. Suivaient plusieurs réunions avec Flavio Briatore, conseiller exécutif, le directeur général Steve Nielsen, le directeur des courses Dave Greenwood et des ingénieurs. Les données ont montré une pression sur le frein de 2 à 3 % plus forte que nécessaire.
« Évidemment, Flavio était en colère. Tout le monde dans l’équipe était en colère », a dit Colapinto à The Race. Et sur le blocage : « Tu touches les freins deux ou trois pour cent de trop, tu bloques l’avant et tu ne t’arrêtes pas. C’est assez simple. »
Rapport du poste 14, pour mémoire. 5 h 00 : un pilote au simulateur. Prévu de longue date, pas une sanction. Noté. Au poste, le briefing est à six heures, prévu de longue date aussi, et ce n’est pas une sanction non plus, on me l’a confirmé il y a trente ans. Lui a eu ensuite des réunions avec la direction. Nous, nous avons un thermos et Jean-Luc. Deux à trois pour cent de frein en trop. Je n’ai pas d’instrument pour ça. J’ai un drapeau jaune, qui se lève à cent pour cent ou pas du tout. Restart derrière la voiture de sécurité : je ne juge pas, je signale. La voiture 34 n’est pas concernée. Poste 14, reçu. Rien d’autre à signaler.
La conclusion d’Alpine dans les jours suivants : un épisode à considérer comme une leçon bien apprise. Aucune autre sanction n’a été prise contre Colapinto.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Race.




