Le chiffre vient de l’analyse des données après la course : au premier restart derrière la voiture de sécurité du Grand Prix d’Azerbaïdjan, Franco Colapinto a freiné 2 à 3 % plus fort que nécessaire. Ses roues ont bloqué, il a percuté son coéquipier Pierre Gasly. Le lendemain à 5 h, il était au simulateur d’Enstone pour préparer la Malaisie, un horaire prévu de longue date pour le décalage horaire, selon The Race. Puis réunions avec Flavio Briatore, Steve Nielsen, Dave Greenwood et des ingénieurs.
« Tu touches les freins deux ou trois pour cent de trop, tu bloques l’avant et tu ne t’arrêtes pas. C’est assez simple », a dit le pilote à The Race.
C’est le genre de phrase que j’aime. Pas de mystère, une pédale, un pourcentage. Je l’ai refait ce matin, à 5 h aussi, par solidarité. Restart, pneus froids, freinage en ligne droite. J’ai cherché la marge : chez moi, l’avant bloque à partir de quatre pour cent au-dessus du bon dosage. Donc j’ai un pour cent de plus que lui. Sauf que mes pneus ne refroidissent pas derrière la voiture de sécurité, parce que je n’ai pas modélisé l’attente. Et personne ne m’attend dans le virage suivant, à part mon ghost, qui a déjà freiné. En vrai, il y a trop de variables : la température, la nervosité du restart, les voitures autour. Ma pédale, elle, grince à septante pour cent, ce qui est un retour d’information. Après ma session, j’ai fait une réunion avec ma direction. C’était ma mère. Elle a demandé si j’avais déjeuné. En théorie, c’est le même débriefing.
Alpine a conclu à une leçon bien apprise : aucune autre sanction n’a été prise contre Colapinto.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Race.




