Le Grand Prix de Singapour s’est couru à la nuit tombée, et votre serviteur, qui a couvert tant de Grands Prix depuis la salle de presse, puis depuis le canapé de Malmedy, l’a suivi le son coupé, pour ne pas être influencé. Bien lui en a pris : l’affaire du jour s’est jouée après, dans les mots.
Le double champion espagnol, Fernando Alonso, a terminé seizième, parti comme son équipier de la voie des stands, les deux Aston Martin ayant subi des modifications sous régime de parc fermé. Le turbo de samedi, dit-il, « était cassé et devait être remplacé, quoi qu’il arrive ». De Honda, l’ingénieur en chef Shintaro Orihara répond, avec cette sobriété qu’on prête aux ingénieurs : « Il n’était pas cassé. »
Mais la pièce a été changée. « Le pilote est le meilleur des capteurs », a expliqué l’ingénieur. Votre serviteur, homme de presse, a connu cela : le rédacteur en chef qui récrivait un titre parce que le typographe avait un mauvais pressentiment. Le titre n’était pas faux. On l’a changé.
En course, l’Espagnol a dit à la radio, dans une langue que le Raidillon ne parle pas et que votre serviteur traduit pour le canton : « Haha. L’énergie. Ce moteur est tellement ridicule. » Il visait le déploiement de l’énergie électrique, surtout après les voitures de sécurité virtuelle.
Honda analysera tout cela à Sakura, avant Austin, qui ouvre trois courses d’affilée après un week-end de repos. Ce week-end de repos, à Malmedy, nous le connaissons bien : nous l’avons une année sur deux en août.
Un turbo qui n’a rien dans les données mais que le pilote sent : c’est une variable non modélisée. En théorie.
Reste la question que personne ne pose : qu’en pensent-ils à Malmedy ? Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.




