Rapport du poste 14. Lundi, lecture de la presse, thermos à côté.
Fait. Un pilote de quarante et un ans, sous contrat chez Ferrari jusqu’à fin 2027, se dit « toujours à fond » et envisage les années 2030. Selon The Race, des options de prolongation iraient jusqu’en 2028. Un Grand Prix au Rwanda est annoncé au plus tôt pour 2030. Il aurait quarante-cinq ans.
Observation. Je n’ai pas la télévision au poste. J’ai lu qu’au Mexique, jeudi, il s’est dit « fait différemment ». Au poste 14, nous sommes tous faits pareil : un badge, une chaise de camping, un sandwich. La différence, c’est l’ancienneté.
Observation. Il a déclaré à The Race : « Je ne peux pas dire si, dans quatre ans, je voudrai continuer à faire ce que je fais. Mais j’aime toujours ce que je fais maintenant. » Je signe ça. Trente ans de briefings à six heures. Je ne sais pas pour dans quatre ans. Il fait caillant le matin. J’y retourne.
Observation. Il dit ne jamais vouloir s’attarder au point de ne plus avoir la performance. Au poste, la performance, c’est voir le poste 13 et lever avant que la voiture arrive. Je la vérifie chaque matin. Le jour où je lève en retard, je rends le badge. Il a le même critère. Je le trouve juste.
Remarque sur la relève. Jean-Luc, ma réserve, attend depuis trente ans. Il n’a jamais levé un drapeau en course. Il a lu l’article aussi. Il n’a rien dit. Il a rangé son thermos.
Fabienne Racing note qu’un baquet chez Ferrari ne se libérera pas avant 2027 au moins. La structure reste ouverte aux discussions. Florian est prêt.
Poste 14, reçu. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Race.





