Neuf pilotes sans contrat pour 2027. Au poste, un sans contrat, c’est quelqu’un qui n’a pas signé la feuille de présence. On ne le laisse pas en piste sans ça.
La salle chauffée dit que personne n’a de stylo, mais que tout le monde a un baquet. Je connais ça. La feuille circule, personne ne signe, et pourtant chaque baquet est complet. C’est le marché des transferts : tout le monde attend que le premier écrive son nom, et comme personne ne bouge, on reste tous debout dans le couloir, avec le badge et le thermos.
Treize pilotes déjà signés, neuf en attente. Le document existe, la colonne « signature » reste vide. Moi, je ne signe pas pour les autres. Je note. Rien d’autre à signaler.
Max Verstappen a prolongé jusqu’en 2030. Dès qu’il a signé, tout le monde s’est tu. On appelle ça le drapeau vert qui fige le peloton : plus personne ne tente, personne ne veut être le premier à prendre un risque. Il faut bien que quelqu’un se lance.
En attendant, certains ont déjà la main posée sur le stylo. Chez Audi, on dit qu’on est satisfait de Nico Hülkenberg et de Gabriel Bortoleto, dont les options pourraient déjà être activées. Oliver Bearman resterait chez Haas, faute de place chez Ferrari. Et pour Lance Stroll, dont le père demeure propriétaire d’Aston Martin, une nouvelle confirmation est attendue.
Mais signer, ce n’est pas annoncer. Tant que la colonne reste vide, on attend. La prochaine voiture qui lève le pied, c’est celle qui signera. Le reste, pour l’instant, respecte le double jaune. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.




