L’actu qui prend un peu large

Un virage relevé à 24 degrés où les pilotes lèvent le pied : Josiane note la pente

Le Madring a accueilli son premier Grand Prix d’Espagne le week-end précédant le 18 septembre. Son virage 12, le « Monumental », relevé à 24 degrés, n’a pas produit l’action annoncée : faute d’énergie disponible, les pilotes n’ont pas pu l’aborder à pleine vitesse.

Une commissaire en orange assise sur sa chaise de camping au bord d'un virage relevé, un niveau à bulle sur la pente de 24 degrés, son thermos calé avec une pierre.

Le Madring a couru son premier Grand Prix d’Espagne le week-end précédant ce 18 septembre. Au douzième virage, baptisé « Monumental », les promoteurs avaient annoncé l’un des plus grands défis du tracé : vingt-quatre degrés de dévers, et une image qui se voit de loin.

RaceFans écrit que le circuit a globalement produit peu d’action notable, et que le virage n’a pas fait exception. Un seul moment marquant sur le week-end : une sauvegarde de Franco Colapinto en qualifications. Le reste du temps, les monoplaces y arrivaient sans pouvoir y aller à pleine vitesse, faute d’énergie disponible sur leurs unités de puissance.

Max Verstappen a résumé l’affaire en une phrase. « Je voulais passer à fond, mais alors ma batterie se vide, donc tu ajoutes un lever de pied pour avoir un meilleur déploiement. Voilà mon expérience Monumental », a-t-il dit à RaceFans.

Vingt-quatre degrés. Au poste, on appelle ça une pente, et une pente, ça se note avant le briefing : la chaise de camping glisse, le thermos aussi. Le tracé prévoyait au départ une approche plus droite et plus rapide. On a ajouté deux virages avant. Le règlement a ajouté une batterie. Les pilotes ont ajouté un lever de pied. Tout le monde a ajouté quelque chose, personne n’a enlevé. Moi, je signale, je ne juge pas.

Josiane · la commissaire, personnage fictif

Les promoteurs, eux, affirmaient que « le circuit est adapté aux nouveaux règlements » introduits cette saison. Verstappen estime que le virage aurait dû être dessiné dans l’autre sens : « C’est chouette, le dévers, mais je pense qu’ils auraient dû faire l’inverse. Plus de dévers au début, et puis l’aplatir », a-t-il dit au même média. Il juge aussi le virage plus exigeant pour les catégories juniors, où passer à plein gaz ne semblait pas facile.

Un virage relevé à vingt-quatre degrés, et l’on y lève le pied : de source sûre, c’est-à-dire la télévision, le Raidillon n’a jamais demandé la permission à une batterie. Nous y reviendrons.

Gérard · l'envoyé spécial, personnage fictif

Lando Norris, lui, en demande davantage pour la suite. « Les virages à dévers permettent normalement de mieux suivre. Donc je pense que l’année prochaine, plus de virages devraient avoir un peu plus de dévers », a-t-il dit à RaceFans.

Le fait est vrai, on a vérifié : RaceFans.

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