Le paddock est devenu un zoo. Ce n’est pas votre serviteur qui l’écrit, c’est le Néerlandais natif de Hasselt, quadruple champion du monde, dans un entretien accordé à un grand quotidien d’outre-Moerdijk et traduit ici pour le canton. « C’est comme un zoo », a-t-il dit. Et d’ajouter qu’il n’est souvent plus possible d’y discuter un instant avec quelqu’un : « Ça ne va en fait plus. »
Votre serviteur, qui a couvert le Grand Prix depuis la salle de presse, puis depuis la tribune, puis depuis le canapé, mesure la portée de ces mots. Le champion dit vivre surtout entre sa chambre, le garage et la voie des stands, ce qui, convenons-en, fait trois pièces. Même dans les espaces d’hospitalité de son équipe, précise-t-il, de nombreux invités veulent quelque chose de lui. Il leur reconnaît de bonnes intentions, mais demande à pouvoir se reposer sans être sollicité en permanence.
Le canapé de Malmedy, lui, n’a jamais connu pareille affluence. On y discute un instant, et même longuement, avec le chat. La télévision, source sûre, y parle seule, le son coupé pour ne pas être influencé.
Le natif de Hasselt, homme de mesure, conclut que cela fait partie du jeu : plus on performe et plus on a accompli, plus les gens attendent de vous. Il y voit un bon signe. Le même homme s’était montré, début 2026, très critique envers les nouveaux règlements et l’influence de la batterie ; des changements sont prévus pour 2027 et 2028 afin de rendre au moteur thermique un rôle plus important. Il avait vu juste, d’ailleurs, sur plusieurs points cette saison, notamment au Grand Prix de Malaisie sous la pluie.
Au poste 14, on discute très bien. Avec le poste 13, à la radio.
Reste la question que personne ne pose : qu’en pensent-ils à Malmedy ? À Malmedy, on pense qu’un homme qui cherche le calme serait le bienvenu au Raidillon un mardi de novembre, où il n’y a que le brouillard pour lui demander quelque chose. Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : RacingNews365.




