Rapport de fin de journée. Poste 14, Blanchimont. Lundi, 7 h 40. Il fait caillant.
Objet : fréquentation du paddock. Lu dans la presse, au poste, avec le thermos. Le quadruple champion du monde a dit à De Telegraaf : « C’est comme un zoo. » Il précise qu’il n’est souvent plus possible de discuter un instant avec quelqu’un. « Ça ne va en fait plus », a-t-il dit.
Observation. Il vit surtout entre sa chambre, le garage et la voie des stands. Même dans les espaces d’hospitalité de son équipe, de nombreux invités veulent quelque chose de lui. Il estime que ces personnes ont de bonnes intentions. Il doit aussi pouvoir se reposer sans être sollicité en permanence. Je note. Je ne juge pas.
Comparaison avec le poste. Effectif : une commissaire. Réserve : Jean-Luc, à domicile. Hospitalité : une chaise de camping et un sandwich. Visiteurs par week-end : un, celui qui apporte le sandwich. Il ne veut rien de moi. Il repart. Au poste 14, on peut discuter un instant avec quelqu’un. Il faut simplement que quelqu’un vienne.
Point de procédure. Il dit savoir que cela fait partie du jeu : plus on performe, plus les gens attendent de vous. Il y voit un bon signe. Au poste, la règle est la même, à une autre échelle. Trente ans de drapeaux bien levés. Personne n’attend rien. C’est aussi un signe. Je ne sais pas encore lequel.
Votre serviteur aussi a connu la foule, depuis le canapé, et l’on s’y repose fort bien.
Repos du pilote : demandé. Repos au poste : assuré entre deux voitures, assis, le thermos sur les genoux. Poste 14, reçu. Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : RacingNews365.




