Le Néerlandais natif de Hasselt a signé, sous les lumières du Marina Bay Circuit, la pole position du Sprint de Singapour, en 1 min 31,156 s et sur pneus tendres. Votre serviteur, qui a couvert ce genre de soirée depuis la salle de presse, puis depuis la tribune, puis depuis le canapé de Malmedy, a vu le chrono s’arrêter, de source sûre, c’est-à-dire la télévision, le son coupé pour ne pas être influencé.
Il convient pourtant de tempérer l’enthousiasme du canton. Le résultat n’est pas confirmé. Le natif de Hasselt doit se présenter devant les commissaires pour une possible infraction au drapeau jaune en SQ1, agité après un accident de Sergio Pérez, lequel a repris la séance et s’est qualifié vingtième. La question, rapportée par un confrère néerlandais, est de savoir s’il a dépassé Lewis Hamilton pendant ce jaune ; une pénalité pourrait mettre la pole en danger.
Derrière lui, le flegmatique Britannique George Russell, à 0,120 s, avec une Mercedes de spécification plus ancienne, et qui devra au demeurant subir une pénalité moteur pour le Grand Prix. Puis le Monégasque Charles Leclerc, troisième, environ un dixième plus loin.
Votre serviteur connaît ce genre de nuit. On tape son papier, on le relit, et l’on ne sait pas encore si le titre tiendra jusqu’au jeudi. La pole d’un Belge de naissance est ainsi faite : le pays la revendique à vingt-deux heures et vérifie deux fois avant le petit-déjeuner.
Le Sprint se courra samedi sur 21 tours, à une heure où Malmedy dort encore, ou presque. Il n’y a pas de Raidillon à Singapour, ce juge de paix, et l’on mesure l’ampleur du manque quand le juge de paix devient un collège dans une salle.
Reste la question que personne ne pose : qu’en pensent-ils à Malmedy ? Ils attendent le document. Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : Formula1.com.



